Passer au contenu

Pilier méthodologique

Comment mener un diagnostic de transformation qui produit des décisions, pas des données

Aurenia Group Research8 min read

La plupart des diagnostics de transformation numérique produisent un rapport et un mardi matin où rien ne se passe. Ils génèrent des constats sur lesquels personne n'agit. Une recherche de McKinsey a révélé que les entreprises n'utilisent que 29 % des indicateurs qu'elles définissent et suivent dans leurs décisions réelles (McKinsey, 2023). Le diagnostic, lui, est correct. C'est la traduction en décisions qui fait défaut.

Voici comment nous structurons un diagnostic pour que le résultat soit une décision, pas un cartable.

Ce qu'un diagnostic devrait vraiment produire

Trois choses, dans cet ordre.

  • Un portrait clair de la position de votre organisation par rapport à ses pairs, sur les dimensions qui comptent pour la transformation.
  • Une courte liste d'occasions classées par impact et coût réalistes, avec les compromis bien visibles.
  • Un point de départ concret et recommandé, sur lequel le prochain décideur peut agir sans six autres semaines d'analyse.

Si votre diagnostic ne se termine pas par ces trois éléments, il n'a pas rempli son rôle.

Les six axes que nous utilisons

Il n'existe pas d'ensemble standard de dimensions pour la maturité numérique, c'est pourquoi chaque firme de conseil utilise son propre cadre. Le nôtre compte six axes, parce que c'est ce que nous avons constaté comme étant corrélé avec le fait qu'une transformation soit réellement menée à terme dans les organisations de 10 à 500 personnes du Canada atlantique.

  • Stratégie. Clarté de la vision, objectifs mesurables, alignement de la direction.
  • Données. Qualité, accessibilité, propriété, sources uniques de vérité.
  • Technologie. Maturité de la pile technologique, santé des intégrations, dette technique.
  • Façons de travailler. Documentation des processus, droits de décision, agilité.
  • Talent. Littératie numérique, capacité d'absorber le changement, relève en leadership.
  • Client. Boucles de rétroaction, rigueur de la voix du client, segmentation.

Chaque axe reçoit une note de 1 à 5 accompagnée d'une justification écrite. Les notes ne sont pas ce qui compte. Les justifications, si.

Un étalonnage sectoriel qui veut vraiment dire quelque chose

La plupart des rapports de maturité comparent vos résultats à une « moyenne sectorielle » générique. Ce n'est pas utile, parce que la comparaison pertinente porte sur votre taille, votre secteur et votre région, pas sur toutes les entreprises étiquetées « santé » dans le monde.

Nous comparons vos résultats à ceux d'entreprises de taille similaire, dans des secteurs similaires, opérant au Canada. Pour les organisations du Canada atlantique, nous ajoutons aussi une comparaison avec la cohorte régionale. Ce contexte percentile est ce qui rend une note de 3 sur 5 significative ou non.

Par exemple : une note de 3 en maturité technologique pour un organisme sans but lucratif de 50 personnes à Halifax se situe autour du 60e percentile des organisations comparables. La même note de 3 pour un manufacturier de 200 personnes à Saint John se situe autour du 40e percentile. Même chiffre, conclusions différentes, priorités différentes.

Le livrable : 12 pages, rédigées, des graphiques plutôt que des diapositives

Les présentations en diapositives compressent l'information. Elles vous forcent à trop simplifier et elles vieillissent mal. Une présentation de six mois vous fait perdre le raisonnement. Un rapport écrit de six mois vous rappelle encore pourquoi vous avez décidé ce que vous avez décidé.

Le nôtre compte environ 12 pages. Des graphiques radar sur les six axes. Un court récit pour chacun, avec les preuves à l'appui. La liste des occasions avec des estimations d'effort et d'impact. Le point de départ recommandé avec trois à cinq prochaines étapes.

Chaque affirmation a une source. Les affirmations internes renvoient à des entrevues ou à des données que nous avons recueillies. Les affirmations externes renvoient à des recherches sectorielles avec l'URL.

Nous incluons aussi ce que nous n'avons pas pu déterminer. Un diagnostic qui nomme trois angles morts est plus utile qu'un diagnostic qui prétend que tout est observable.

La rencontre de restitution de 90 minutes détermine si le diagnostic a fonctionné

Le livrable, c'est le rapport. Le test de savoir si le diagnostic a vraiment aidé, c'est la rencontre de restitution.

Quatre-vingt-dix minutes. Votre PDG, votre équipe de direction, toute personne que vous voulez dans la salle. Nous passons en revue les constats, la priorisation et le point de départ recommandé. La moitié du temps, c'est votre équipe qui pose des questions et qui pousse en retour.

Si la restitution débouche sur une décision (nous commençons ici, nous faisons ceci au T2, nous ne faisons pas l'autre chose), le diagnostic a fonctionné. Si elle débouche sur un « merci, on va en discuter à l'interne », quelque chose a échoué dans le diagnostic lui-même. Généralement, c'est parce que nous n'avons pas assez poussé sur la priorisation, ou que les compromis n'étaient pas assez visibles.

Nous refaisons l'analyse si la restitution révèle une lacune. Ça fait partie du mandat, ce n'est pas un extra.

Combien de temps ça prend

L'ampleur détermine ça plus que le calendrier. La plupart des diagnostics pour les PME du Canada atlantique s'étalent sur deux à quatre semaines d'effort à temps partiel. Certains se font en une seule semaine intensive. D'autres s'étirent jusqu'à six semaines s'il y a plusieurs groupes de parties prenantes ou des données faibles.

Ce qui prend du temps : les entrevues avec les parties prenantes (habituellement six à douze), la révision des documents et des données, la synthèse, la rédaction, la révision interne et la rencontre de restitution. La rédaction elle-même représente peut-être 30 % du temps de calendrier.

Ce que nous ne faisons pas : une découverte prolongée pour donner l'impression d'être rigoureux. Si nous avons assez d'éléments pour recommander quelque chose après deux semaines, nous recommandons. Passer un mois de plus à peaufiner le rapport n'ajoute pas de valeur. Ça ne fait que reporter la décision.

Où ça se situe dans le parcours

Le Miroir diagnostique est l'étape 1 de notre méthodologie en neuf étapes. C'est le point d'entrée le plus courant pour nos clients, parce que la plupart des mandats de transformation dérapent aux fondations, pas dans l'exécution. Une fois que le diagnostic produit un point de départ clair, vous passez généralement à l'une de trois étapes suivantes : la découverte client (étape 2) si la recommandation touche un changement visible pour le marché, la stratégie et la vision (étape 3) si elle implique une orientation pluriannuelle, ou la feuille de route et la priorisation (étape 4) si vous avez déjà une orientation et avez besoin d'un séquençage.

Parfois, la bonne prochaine étape, ce n'est pas nous. Parfois, le diagnostic fait ressortir un problème mieux résolu par une embauche interne ou un autre spécialiste. Nous vous le disons quand c'est le cas. Refuser les mandats qui ne conviennent pas est l'une des seules vraies façons d'être utile en tant que consultant.

Si vous essayez de déterminer par où commencer une transformation numérique, le diagnostic est habituellement le bon premier geste. Un appel gratuit de 30 minutes est la façon de le cadrer, ou de découvrir si vous en avez vraiment besoin.

À propos de ces articles

Aurenia Group Research

Une réflexion et une analyse concrètes, étayées par des preuves, pour les organisations du Canada atlantique qui adoptent l'IA et la transformation numérique. Tirées de recherches primaires et de notre méthodologie en neuf étapes.

En savoir plus

Envie de discuter de votre situation?

Appel-découverte gratuit de 30 minutes. Pas de discours de vente. Juste une conversation honnête.

Ou écrivez-nous à hello@aureniagroup.com